23 Septembre 2019
19 h 00

Les Lundis du cinéma 1/2: Rétrospective Jean-Pierre Melville

23 Septembre 2019
19 h 00

Présentation du film: Le cercle rouge / Vier im roten Kreis (1970). Drame / Thriller de Jean-Pierre Melville.

Présentation du film, puis discussion autour d'un verre après le film.

Le film

Corey (Alain Delon) sort de la centrale de Marseille après cinq années de prison. Alors qu’il regagne Paris et fait une halte dans un restaurant, Vauchel (Gian Maria Volonte), un truand en cavale, se cache dans son coffre. Corey, qui a repéré l’homme, passe tout de même les barrages de police. Une fois à l’abri, il se présente à lui et immédiatement un fort lien d’amitié et de confiance se crée entre eux. Ils travaillent ensemble sur le casse d'une bijouterie, bientôt rejoints par Jansen (Yves Montand), un ancien flic devenu criminel. Jansen est un tireur hors pair, mais, alcoolique, il doit pour jouer son rôle dans le cambriolage parvenir à se sevrer. Tandis que les trois hommes se préparent, le commissaire Mattei (Bourvil), qui convoyait Vauchel lors de son évasion, resserre lentement son filet autour d'eux.

À propos de Jean-Pierre Melville: 

Né en 1917, Jean-Pierre Grumbach s'engage à 23 ans dans la Résistance, puis gagne les Forces Françaises Libres. Le réalisateur a gardé de cet engagement son pseudonyme de "Melville" en hommage à son écrivain favori, et c'est sous ce nom qu'il marquera de son emprunte le cinéma français des années 50 à 70.

Melville fait office de chaînon manquant entre le cinéma français d'avant-guerre et la Nouvelle Vague. Son œuvre marque aussi bien les cinéastes de la Nouvelle Vague (Godard le nomme parrain du mouvement et il fait une courte apparition dans A bout de souffle) que des réalisateurs comme Tarantino, Michael Mann, John Woo, Johnnie To ou les frères Coen (qui signent avec  Miller's Crossing le plus beau descendant du cinéma melvillien). Il s'illustre brillamment dans des adaptations de romans (Vercors, Cocteau, Kessel...) mais surtout révolutionne le cinéma policier français en le portant vers une abstraction jusqu'ici jamais atteinte et qui rapproche parfois son cinéma de celui de Michelangelo Antonioni. Melville est aussi perfectionniste dans la fabrication de sa propre image (lunettes noires, Stetson et Rolex) que lorsqu'il s'agit de mettre en scène un film, sa maniaquerie devenant légendaire tout comme son anxiété et son angoisse constante.

Modération: Catherine Brillot (fr.) et Julia Furmanczyk (all.)

Entrée libre, Vos dons sont les bienvenus. À l'Institut.

 

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